[Test PS4] Venez découvrir notre test de God of War !!

Après cinq longues années d’attente, Santa Monica Studio nous invite à découvrir l’étendue de leur travail et pour ce nouvel opus de God of War. La mythologie nordique signe t-elle échec ou réussite dans cet univers dénaturé ? Vous le saurez bientôt !


De quoi on parle ?

“Zeus, ton fils est de retour et j’apporte avec moi la destruction de l’Olympe !– Kratos, God of war 2

Je sais, je commence déjà à radoter comme un petit vieux, mais… Y’a pas de honte, je m’y maintiens ! Alors, franchement, c’est quoi, « God of War » ? Pour faire simple, dans les trois premiers opus, nous suivons Kratos, un redoutable guerrier qui, après avoir été brisé, se voit animé par une colère sans égale à l’encontre des dieux Grecs. Celui-ci aura d’ailleurs mené l’étendue de sa hargne jusqu’à la destruction totale de leur demeure.

On parle ici de jeux de type « Beat’em All» particulièrement bourrin, généralement déconseillé aux moins de dix-huit ans et dont le personnage principal brille plus sa froideur, sa dureté et son charisme pur que par un quelconque condensé de douceur mielleuses comme on en croise généralement à tous les coins de rue. Non, ici, c’est un monde dur, peuplé d’êtres durs.  

Et ça vaut quoi ?

Je vais séparer ce test en cinq points distincts allant du gameplay à son ambiance en passant bien entendu par le scénario et tous les aspects notables qui pourront s’en suivre.

     -Manette en main ?

Kratos se fait vieux, certes. Vous le sentirez sans doutes par moments. Mais Kratos… c’est définitivement Kratos. Vous saurez retrouver celui qui vous aura guidé dans des histoires sanglantes. Vous saurez revoir le chef guerrier redouté qu’il a toujours été. Vous aviez peur qu’il cesse de broyer des os pour votre bon plaisir ? Rassurez vous, lui aussi, aime toujours ça !  

Vous aurez pour votre aventure une palette de trois types d’armes distincts. Ou devrais-je dire deux et demi ? Votre hache, fidèle, ne tardera jamais à vous revenir, peu en importe votre utilisation. Votre fidèle bouclier, qui vous servira tant à vous protéger qu’à attaquer vos adversaires et surtout… l’absence totale d’artifices. Vous avez toujours rêvé de distribuer des avalanches de torgnoles d’une puissance monstrueuse ? Bienvenue chez vous.

Les menus et l’interface pourront parfois sembler un peu brouillon, surtout au début, mais une fois habitués, le tout se prend en main avec une facilité déconcertante. Avant même de vous en rendre compte, vous ferez déjà danser ce bon vieux Kratos avec pour seul but de défaire le moindre adversaire qui se dressera sur votre route. Atreus offre d’ailleurs une profondeur particulière à tout ça, car bien que ses interventions au combat soient légères, il se voit être parfaitement complémentaire à Kratos, offrant de fait une synergie des plus conséquentes.

Les combats vous pousseront à bien plus de stratégie. Vous vous verrez souvent acculés et encerclés et il vous faudra vous montrer particulièrement réactif face au moindre danger. Les adversaires sont rudes et les boss en viennent à vous demander une observation particulière, si vous ne voulez pas goûter à de bien douloureuses défaites.

L’une des nouveautés amusantes demeure à mon sens l’aspect « rpg » implémenté dans cet opus. Peut être quelque part un poil superflu, il offre pourtant une profondeur intéressante. Après tout, on ne s’engage pas dans un long voyage pour nécessairement porter la même tenue du début à la fin. Lorsque l’on améliore son équipement, qu’on ajoute des attaches, qu’on renforce ou reforge, le tout se doit de se voir. C’est là un aspect du détail que cette approche « RPG » de l’équipement et de l’évolution du personnage ne peut que souligner.

     -Pour le scénario ?

Aujourd’hui, Kratos est un vieil homme. Bien plus sage et mûr qu’il le fut jadis. Père et veuf, sa tâche sera de préparer son fils, Atreus, à accomplir les dernières volontés de sa mère pour qu’il puisse accompagner ses cendres jusqu’au sommet d’une montagne. Bien sûr, la tâche se verra des plus ardues et nombre d’adversaires se verront prêts à montrer leur opposition à notre jeune duo.

Ici, vous découvrirez Kratos sous un angle totalement différent que celui que vous avez connus par le passé. Sa colère aveugle et dévastatrice à fait place à une prestance paternelle qui bien que maladroite, force incroyablement le respect. Bien entendu, il demeure toujours si dur et froid, mais son approche et différente.

Contrairement à ses prédécesseurs, le jeu offre une approche qui se veut scénaristiquement plus intense et construite que ses prédécesseurs. Face à ce nouvel opus, on pourrait qualifier sur ce point les anciens de spectacle d’arène avec quelques punchlines bien salées. Et croyez bien que je mâche mes mots, car cela ne se veux en rien être une insulte !

 

     -Visuellement ?

Que dire… sur PS4 normale, on pourrait dire God of War moins beau que d’autres jeux sortis récemment. Mais là, je ne citerai aucun nom car ce n’est à mon sens qu’une simple notion de préférence personnelle. La beauté de ce jeu n’ôte en rien à sa qualité générale, bien au contraire ! On pourrait, dans le fond, s’attendre à bien moins beau en rapport au type de jeu. A ce côté « Beat’em All» qui demeure malgré tout présent. Et pourtant… Non. God of War demeure sans conteste l’un des plus beaux jeux sortis récemment.

     -Au niveau ambiance, ça donne quoi ?

Graphismes somptueux, bande sonore ahurissants et parfaitement adaptés. Dialogues présents et intéressants, bruitages réussis et gestion sonore générale agréable. Je ne vois rien à redire, pour ma part.

     – God of War apporte t-il véritablement quelque chose de constructif à la licence ?

C’est sans conteste un grand « OUI » que j’offre à cette question. Face à un personnage déjà construit et bien implémenté, on en vient à se dire que rien ne pourra le déloger. On a tendance à croire qu’un être est ce qu’il est et qu’il est très bien ainsi. Ce qui n’est pas foncièrement incorrect, j’en conviens, mais il ne faut pas oublier dans le fond que la colère à son origine. Elle ne naît pas sans raison. Et qu’après la colère, nombre de sentiments peuvent apparaître à leur tour. Personne ne stagne toute sa vie à une simple condition, les choses avancent et évoluent. La vie est faite de rebondissements et si on à tous pris un immense plaisir à suivre la sanglante vengeance de Kratos sur trois opus… pouvoir en goûter les retombées demeure d’une saveur incroyablement juteuse. La claque du changement d’univers joue sans doute aussi son rôle dans cette impression. Et les retombées de ses propres décisions ne sont pas là sans jouer sur le tableau.

Pour conclure

Quand j’ai vu les premières bandes annonces, je me suis dit « Santa Monica nous ponds du Naughty dog ». Je pense que tout le monde ici a dû au moins suivre l’histoire éprouvante et sublime de « The last of us ». De là est né beaucoup de questions, et j’en ai pas mal débattu avec des proches, et j’en suis finalement très vite arrivé à me dire que ça pourrait être une bonne idée. Un Kratos plus humain, peut-être rongé par le poids de ses actions ? Imaginez le tableau ! Mais pour le coup, ça m’a pas mal effrayé, je dois l’avouer (au moins autant que l’arrivée de mécanismes de mon de ouvert !). Et pourtant… je ne suis pas déçu. Bien au contraire. Le résultat est à la hauteur de mes espérances, si ce n’est même plus encore. Chapeau bas, Santa Monica ! Vous venez à mon sens de sublimer une franchise déjà excellente !

Pour ma part, le jeu vaut un bon 19/20 ! 

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