[Test PS4] PaRappa the Rapper Remastered

Sorti initialement en 1996 sur PlayStation, Parappa the Rapper est un de ces jeux mythiques ayant fait le succès de la console de Sony. Certains d’entre-vous, pour les plus vieux, ont sûrement découvert ce titre comme moi, sur un CD de démo de Playstation Magazine, avec des titres comme Armored Core, Cool Boarders et autre Spyro le dragon.


Nostalgie quand tu nous tiens

12 ans. C’est l’âge que j’avais quand Parappa est sortie sur console. Il faisait partie de ces nombreux jeux que je n’ai jamais pu acheter, mais qui ont pourtant bercé mon adolescence, tous ces jeux sur les fameux CD de démo de Playstation Magazine, qui mois après mois, nous faisait découvrir des pépites (et des fois des jeux tout pourris). Je me rappelle de Kurushi, puzzle game bizarre, Armored Core (dont un nouvel épisode ne devrait pas tarder à sortir selon les rumeurs), Cool Boarders (“Here we go !”), Spyro, ou encore Tombi (que certains ont découvert il y a peu avec At0mium). Alors quand l’on m’a proposé de faire ce test, c’est toute mon enfance qui est revenu, me rappelant les doux souvenirs d’après-midi à jouer à GTA ou Colony Wars, à commander mes jeux d’occasions chez Score Games, par minitel, et renvoyer par la poste ceux que je leur revendais, ou lire des tests dans des magazines spécialisés…Ah, que de souvenirs. Bref, toute une époque, que les moins de 30 ans ne peuvent pas connaître.

 

Itinéraire d’un babtou fragile

Parappa, c’est un peu un looser, un chien ado, des années 90, avec un bonnet orange, amoureux de Sunny Daisy, une fleur, et qui va de galère en galère pour charmer sa dulcinée. Parappa va apprendre le Kung-Fu avec un maître citron, apprendre à conduire avec une agent de police élan, rembourser les dégâts d’un accident de voiture en travaillant pour un caméléon rasta, et apprendre à cuisiner avec une présentatrice d’émission de TV culinaire poule (liste plus ou moins exhaustive, le titre ne comportant que 6 stages. Les 2 derniers étant une file d’attente pour aller aux toilettes, et une fête dans un nightclub en forme de happy end). Tout cela, en musique, en rap même ! Le gros rap des années 90, de l’époque Will Smith ou IAM. Et dans une ambiance un peu what the fuck très années 90. Il y a un petit côté Prince de Bel Air là dedans. Parappa, c’est un jeu qui est le pur produit d’une culture pop de cette époque. C’est une véritable machine à remonter dans le temps, qui risque de rebuter les plus jeunes d’entre vous, et cela serait dommage, car Parappa est un très bon jeu. Court (seulement 6 stages comme dit précédemment). Simple dans son gameplay. Mais horriblement compliqué à maîtriser. Il vous demandera un doigté et un sens du rythme extrêmement aigu. Du moins pour ma part, mais j’ai peut-être le syndrome du grodoigtitude, ou aussi appelé la marcusite aigu.

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♫Croix, Croix, Carré, Rond, Rond, Rond et Triangle. Carré et Triangle !♫

Et donc c’est quoi le principe de ce jeu ? me direz-vous. Et bien il suffit d’appuyer sur Croix, Carré, Rond, Triangle, L1 ou R1 au bon moment, mais PILE au bon moment, sous peine de voir votre jauge passée de Good, à Bad, puis à Awful, et devoir reprendre le niveau depuis le début. Ou si vous êtes un dieu du pad, la jauge passera de Good à Cool. Et si les 3 premiers niveaux (ainsi que le 5ième), sont faciles, certains niveaux, le 4ième et le 6ième, sont vraiment très, très exigeants. Horribles même pour ma part. Du moins en difficulté, mais tout cela pousse le joueur à vouloir recommencer, encore et encore, jusqu’à terminer enfin, ce maudit stage. Et si vous êtes adeptes du scoring, vous y reviendrez, encore et encore. Toujours à la recherche du dépassement de soi, tel Rocky ayant l’oeil du tigre (hé ben oui, c’est les années 90 les gars !).

 

I know ! I’ve got to believe

L’univers du jeu, les petites cinématiques, racontant l’histoire de notre pauvre bougre, ou bien les chansons entraînantes (et bien écrite, il faut le dire), seront autant de raison de jouer, encore et encore, à Parappa, pour résoudre ses erreurs, car Parappa y croient à mort, et c’est ce qui fait tout le charme de ce titre. J’ai pris, pour ma part, énormément de plaisir, à revenir sur ce jeu, que je ne connaissais que par le biais du premier niveau, disponible dans la version de démonstration. Le fameux “Kick, punch, it’s all in the mind”, avec maître citron, le maître de Kung-Fu. Le petit prix (14,99€ qui passe à 11,99€ si vous avez un abonnement PS Plus) en fait un jeu à avoir absolument dans votre ludothèque. Car, même si l’on peut regretter le manque d’ajout de fonctionnalités supplémentaires (comme un mode 2 joueurs, ou bien un classement en ligne), la remise à niveaux des modèles (tout en restant dans ce style très spécial de personnage plat évoluant dans un monde en 3D) à lui seul vaut le coup.

 

Et vient le moment de devoir mettre une note à ce Parappa. Choix cornélien que celui-ci. Malgré ses quelques défauts, hérités de la version PSX pour la plupart (nombre de niveaux, 2 modes de jeux, cinématique non mis à jour en HD), Parappa est un très bon jeu pour les amateurs de jeu de rythme adepte du scoring, surtout à petit prix. Et exigeant. Pour cela, Parappa mérite un 15/20


Les 2 premiers niveaux du titre

♫ Kick. Punch. It’s All in the mind… ♫

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