[Test PC] Mass Effect Andromeda : le Mass Effect de trop ?

Mass Effect Andromeda

Presque 10 après le premier opus, Bioware remet le couvert avec le 4ème épisode de la série Mass Effect. Fini les aventures du commandant Shepard et de sa lutte contre les moissonneurs, et place aux jumeaux Ryder (Sara et Scott) et direction la galaxie d’Andromède située à 2,55 Millions d’années lumières. Verdict pour ce 4ième épisode de la série.


Dans bien longtemps, dans une galaxie fort lointaine

L’histoire commence 600 ans après la découverte par Sheppard des moissonneurs. Vous et l’équipage de l’Hyperion (l’arche des humains) débarquez après un long sommeil dans le secteur Héléus de la Galaxie d’Androméde, et ce qui semblait être un nouveau foyer accueillant, a bien changé pendant votre long trajet. Faune hostile, extra-terrestres belliqueux, planète à terraformer et Fléau galactique, autant de mystère que votre Pionner Ryder (Sara ou Scott suivant le choix du sexe) devra résoudre, après avoir été catapulté Calife à la place du Calife suite à la mort prématurée du précédent Pionner.

Le père Ryder
Papa ! Nooooooooooooooooon !

Bref, un pitch tout ce qu’il y a de plus banal, mais avec quelques rebondissements, certes téléphonés, mais qui feront plaisir aux fans de la série.

Tout au long de l’histoire, vous comprendrez un peu mieux pourquoi les différentes races de la voie lactée ont décidé de partir loin de leurs foyers. Intrigue, complot, colonisations des différents mondes, chasse au méchant Kert, et bottage de cul du vilain méchant Archonte, autant d’ingrédients qui tiendront le joueur que vous êtes, épris d’aventures et de découvertes, en haleine.

Cependant, on pourra regretter le manque d’imagination des chara-designer pour l’esthétique des Kert (les méchants pas beau) et des Angara (les gentils colonisés), un peu trop (encore) humanoïdes. Bref, guère d’exotisme, que ça soit pour la faune et la flore (à de rares exceptions trop peu nombreuses), comme pour les armes et armures autochtones. C’est quand même dommage de parcourir des millions d’années lumières pour tomber sur des formes de vies humanoïdes semblables aux Gallariens, Asari, Turien et autres Krogan. Mettons cela sur le choix d’avoir une certaine cohérence artistique. D’ailleurs, parlons-en de cette direction artistique.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Des hauts et des bas

Les p’tit gars de chez Bioware ont fait du bon boulot, les différents environnements des mondes habitables  d’Héléus sont vraiment jolies, que cela soit les contrés gelées de Voeld, le désert aride de Elaaden, ou bien les jungles sombres et humides de Havaarl, le dépaysement est là, du moins pour la flore, pour la faune ….. on repassera.

Quelque soit les mondes d’Héléus, on retrouve tout le temps la même population animale. Pour ce qui est de la modélisation, elle est assez inégale, la plupart du temps les décors sont très bien texturés, mais ça et là des oublis, et des textures, disons le, dégueulasse, rien de grave, me direz-vous, car c’est suffisamment rare pour que vous n’en fassiez guère cas, mais c’est dommage pour un studio comme Bioware de faire ce genre d’erreur.

Sinon, graphiquement rien à dire, à part quelques ralentissements sur les dernières heures de jeu, le jeu tourne très bien et est magnifique en ultra (avec une GTX 970, 24Go de Ram et un i7 4790K), loin des pré-requis pour le recommandé (une GTX 1080 notamment), mais tout cela au service d’un gameplay déroutant.

Un exemple de texture cracra !
Un exemple de texture cracra !

 

Bienvenue dans World of Mass Effect feat Super Ryder Bros

Si vous vous attendiez à quelque chose de dirigiste et similaire aux anciens Mass Effect, passez votre chemin. Bioware a fait le choix d’un game design semblable aux MMO, avec des quêtes secondaires sous forme de ‘Tâches’, qui vous demanderont d’aller d’un point à un autre, tuer des ennemis et activer des interrupteurs. Les objectifs sont très répétitifs, notamment pour activer les différents temples qui rendront les mondes habitables (activer 3 pylônes, aller dans le temple, activer un interrupteur, fuir….répétez ad vitam aeternam). Et tout cela au détriment d’une histoire bien conçue, de quelques puzzles, ça et là, suffisamment peu nombreux pour ne pas vous prendre la tête.

Par contre, une chose est sûr, les Reliquats (nom de la race d’anciens aliens ayant créé ces fameux temples) étaient fan de Sudoku, mais à la place des chiffres, ils préféraient les glyphes. Et surtout des phases de plateforme, trop même,qui utilisent à outrance le jetpack du héros.

Bref, un gameplay pas très heureux, déroutant pour un 4ième opus, qui nous avait habitué à mieux. Une étrange recette, où l’on mélange un peu tout ce qui se fait, sans réelle magie.

Cependant rassurez vous! Les phases de gunfight sont toujours là, et toujours autant bien faites, malgré une IA ennemie déroutante (tantôt fonçant vers vous tête baissée, tantôt courant d’abris en abris sans jamais tirer)… mais entrecoupé de longues phases ennuyeuses de scan des différents systèmes solaires (souvent sans planète visitable) et très répétitifs, d’un système de craft complètement dispensable, et des balades avec un Nomad (le véhicule terrestre) franchement inutiles. Quand aux choix des différentes réponses des dialogues, elles n’ont que très peu d’impact sur l’histoire.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Bref vous l’aurez compris, j’ai été déçu par ce Mass Effect, bien que celui – ci ne soit pas un mauvais jeu, mais la direction prise par Bioware est déroutante. Ce qui fait de ce Mass Effect un jeu “bien mais pas top”, avec ses défauts, bien que certains devraient être corrigés au moment où cet article sera publié (notamment le lab sync horrible indigne d’un AAA de 2017). Malgré cela, il reste un bon jeu, du moins pour les fans de la série qui y trouveront suffisamment d’actions et de références pour le placer dans leurs ludothèques.

Pour ma part, après plus de 60 heures de jeux, j’ai pris suffisamment de plaisir pour lui accorder un bon 14/20. J’aurais peut-être été plus indulgent si je n’avais pas été un joueur de la première heure, certes.

Je vous laisse avec quelques images et une petite vidéo de gameplay pour vous faire votre propre idée sur le jeu.

Ce diaporama nécessite JavaScript.


See you Space Cowboy !

Suivez nous pour ne rien manquer des dernières actualités, lives, tests et autres !