[PS4] Test de Far Cry 5 – Un opus 4.5 ou le renouveau d’une franchise ?

Far Cry 5 est le tout dernier titre d’Ubisoft que j’ai eu l’opportunité de tester. A l’instar des anciens opus, le jeu se présente avec un environnement assez différent de ce que l’on aurait l’habitude de voir, mais aussi avec des mécaniques de gameplay connues des joueurs de la licence ainsi que de nouveaux aspects. De plus, Far Cry 5 nous offre une nouvelle histoire, un nouvel enjeu. Mais que vaut-il réellement ? Ces nouveautés en plus apportent-t-elles un renouvellement de la licence ? Nous fera-t-il oublier le succès assez contrasté de Far Cry Primal, bien que ce dernier s’essayait à de nouvelles choses ? Je vais donc tâcher de vous répondre au travers de ce test.


Avant de parler de mon expérience sur Far Cry 5, je me dois de replacer un contexte… Far Cry oblige. Nous incarnons donc un officier fédéral opérant à Hope County, présenté comme une région fictive dans l’état du Montana. Suite à une tentative d’arrestation ratée contre Joseph Seed leader d’une secte appelée Eden’s Gate, nous frôlons de peu une mort imminente. Après avoir échappé aux sbires de ce dernier, nous voilà désormais seul… mais cela ne durera pas. Il nous faudra donc libérer Hope County du joug de cette secte et de son infâme gourou. Pour cela, De multiples situations s’offriront à nous afin de rétablir une certaine paix à Hope County.

A noter que Far Cry 5 a été testé sur Playstation 4 standard.

Notre protagoniste – Au revoir Jason Brody et Ajay Ghale !

Cette fois ci, au revoir les héros déjà prédéfinis. En effet, dans ce Far Cry, le jeu commence avec la création de mon personnage. Mais quel intérêt pour un jeu à la 1ère personne, me diriez-vous ?

HELP ! Me voilà recherché !

En guise de réponse, je vous dirai que lorsque nous sommes recherchés (après avoir augmentés notre jauge de résistance) des affiches de recherche sont disséminées un peu partout. Il nous est donc possible de voir notre personnage. De plus, en coopération online notre partenaire peut voir notre avatar. Et tout au long de l’aventure, il nous est proposé de customiser notre personnage via les boutiques que l’on trouve dans tout Hope Country. Mais ce qui est une première dans Far Cry 5, c’est qu’il nous est possible de jouer une femme. Par contre contrairement à Jason Brody (Far Cry 3) et Ajay Ghale (Far Cry 4) notre protagoniste est dénué de parole.

Narration – Le « grain » de sel des antagonistes.

Après ce jeu de mot pourris, revenons à l’essentiel ! Far Cry est aussi connu pour ses intros, et cet opus ne déroge pas à la règle. En effet, En tant qu’avatar incarnant un officier fédéral et accompagné de collègues, je dois arrêter Joseph Seed, le leader de la secte Eden’s Gate. L’ambiance de l’intro est plutôt oppressante et fonctionne très bien pour nous mettre en appétit. Mais après cela, on nous lâche sur une petite île qu’on se doit de libérer avant de choisir là où on veut aller… Le jeu offre tellement de liberté qu’on pourrait croire que cela pourrait être un frein à la narration. Détrompez-vous ! Joseph Seed a 3 membres de sa famille contrôlant chacun une grande zone à savoir John, Faith et Jacob Seed. Et de ce fait, une grande partie de la narration passe aussi par là car certains imprévus dans notre aventure nous plongeront dans des passages plus linéaires et scriptés au profit de cette « dite » narration. Et autant vous dire que j’ai été agréablement surpris. Sinon, la narration se fait aussi avec certains PNJs qui demeurent assez clichés contrairement aux antagonistes principaux. Elle est, certes, classique mais reste correcte. Personnellement, j’ai préféré ces imprévus dont je vous parlais. D’ailleurs en tant qu’antagoniste, j’aurais tendance à dire que la famille Seed pourrait rivaliser avec le grand Vaas de Far Cry 3 et ça, c’est une très bonne chose pour moi.

Gameplay – Du Far Cry, certes. Mais avec certains changements.

Alors manette en mains, on reste sur du Far Cry avec quelques différences. En effet, le gameplay reste toujours le même mais le crafting n’est plus un élément essentiel dans le jeu… Ce qui signifie qu’on est plus obligé de tuer des animaux pour crafter afin d’avancer dans l’histoire. En parlant d’animaux, les abattre rapporte seulement de l’argent si on vend leurs peaux. Toutefois, certains objets peuvent être craftés via la roue des armes, mais cela reste minime et non contraignant. De plus il nous est possible de recruter plusieurs alliés ayant chacun leur propre spécialité. Personnellement, j’ai apprécié pouvoir utiliser tel ou tel allié en fonction de comment j’allais accomplir une mission, que ce soit par une approche furtive ou plus musclée. Hé oui, le jeu nous laisse encore ce choix et c’est une bonne chose. Mais bon au delà de leurs capacités, mes préférés étaient Boomer le chien et Pepêche la coucarde. En plus de cela nous n’avons plus à débloquer de tours radio, Hope County en est dépourvu… A part une en début de partie, d’ailleurs un personnage en fait allusion de façon assez drôle en rapport aux anciens opus. Ce Far Cry dispose toujours de vehicules (voitures, camions, tracteurs, motos, avions, helicoptères) avec une conduite arcade mais sans être gênante pour autant. J’ai du, hélas, abuser de l’hélicoptère pour une mission que je qualifierais de « fedex ». En effet, il me fallait survoler une grande zone (disons, le tiers de la map proposée) afin de détruire un nombre défini de camion, ainsi que de bateaux (le fait de prendre l’hélicoptère était mon choix car pour ce genre de mission, ça allait plus vite). En ce qui concerne les missions dans leurs globalité, plus de tours radio afin de débloquer ces dernières. Cette fois-ci, ce sont les PNJs, que nous auront libérés au préalable, qui nous donnent nos objectifs. Cerise sur le gâteau, a l’instar de Far Cry 4 qui proposait une coopération en open-world mais seulement en libérant des forts, toute la campagne solo de Far Cry 5 est jouable en coopération. L’ayant testé un peu, je peux vous dire que le fun est au rendez-vous car que ce soit en solo ou en coop, on rencontre toujours des imprévus et à 2 cela peut devenir drôle.

AAAHH ! Ma petite cougarde…. Heuuu, c’est pas ce que vous croyez !

Environnement – Une ambiance non exotique mais néanmoins réaliste.

Comme je vous disais au-dessus, l’histoire se déroule à Hope County, une région fictive dans le Montana aux U.S.A. Cette fois-ci, adieu les endroits paradisiaques et place à la bonne campagne américaine. En matière de paysages et de panoramas, le Dunia Engine (moteur 3D utilisé depuis Far Cry 2) remplit bien ses fonctions et arrive à nous immerger dans ce monde avec des panoramas magnifiques. Par contre, pour ce qui est question des personnages et bien qu’il y ait une amélioration par rapport aux 2 anciens opus. Il y a encore des progrès à faire (pour comparer j’ai préféré la modélisation dans Assassin’s Creed: Origins du même développeur).

Le visuel reste assez cool

Les animaux sont toujours présents dans le jeu et remplissent bien leurs fonctions d’imprévu dans le sens ou on ne s’attend jamais à se faire attaquer si on n’y prête pas attention. Mais ce qui m’a agréablement surpris dans ce jeu, c’est la musique. En effet, cette dernière s’adapte à certaines situations et on peut dire que cela met de l’ambiance. Elle n’est pas toujours présente, certes. Mais elle sait s’activer au bon moment. Hélas, le jeu souffre encore de quelques bugs à savoir : quelques soucis de pathfinding du côté des PNJs ainsi que des véhicules à l’arrêt et des bugs de quête (j’ai rencontré 2 bugs de quête lors de ma partie et j’ai du reprendre au dernier point de passage). Mais cela n’a heureusement pas tendance à nuire à l’expérience de jeu pour autant.

 

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En clair

Avec Far Cry 5, Ubisoft nous a vendu du Far Cry. Pas un opus 4.5, non ! Car on sent qu’il cherche à se renouveler avec de nouvelles mécaniques de Gameplay, l’absence de tour radio, la présence de nouveaux alliés non sans rappeler un aspect de Far Cry Primal mais qui reste toutefois appréciable. La narration offre de bons moments mais reste toutefois inégale en rapport à certains PNJs. La famille Seed est bien au rendez-vous et nous le fait clairement savoir. Les paysages sont assez bluffants mais les PNJs sont ni affreux, ni sublimes… disons que ça fait le job pour un jeu de 2018. L’imprévu reste encore une valeur sûre dans ce Far Cry, et cela nous ferait presque oublier certaines répétitivités, hélas, encore présente dans le jeu. L’ambiance sonore et musicale m’ont agréablement surpris. Hélas, certains bugs sont toujours de la partie, mais certaines situations m’ont bien fait rire.

Alors ? Verdict ?

J’ai passé un agréable moment sur Far Cry 5 (mon dernier étant Far Cry Primal que j’ai trouvé moyen). Aimant les jeux d’infiltration, ça a été un plaisir de tenter des approches furtives lors de mes missions avec des alliés complémentaires à ma stratégie. J’ai été content de voir que la famille Seed, en tant qu’antagoniste, dégageait une certaine présence. Cependant le jeu souffre quand même de l’aspect répétitif et de quelques bugs. Bref, Far Cry 5 n’est pas le renouvellement de la licence, mais ça ne l’empêche pas d’être un bon Far Cry et il le fait bien. Et puis il y a Boomer le chien et Pepêche la cougarde, n’en déplaise à un certain D-Dog d’un certain jeu sorti en septembre 2015. 

Far Cry 5 mérite, selon moi, un bon 15/20.

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